L’automne et les marchés les plus «gorgeux» !


Je vous entends d’ici : oui, cette année, je fais des réserves! Je vais faire mes confitures avec les fraises d’automne, je vais congeler des framboises et d’autres petits fruits, je vais me faire des pots de tomates italiennes pour tout l’hiver et une provision de petits légumes au congélateur. Je vais cuisiner et congeler des sauces à spaghettis avec les bonnes tomates muries tendrement, sucrées et si goûteuses, je vais m’acheter et remiser correctement mon ail pour qu’il soit impeccable jusqu’en juin prochain. Je vais congeler des soupes aux légumes, des minestrone, des pestos, des ketchups pour les repas de Noël et pour les jours froids, sans soleil… Wow ! quel bel hiver   gastronomique en vue, que de beaux produits, payés au juste prix au marché. Réservés, toutefois, à ceux qui passent à l’action ! Car l’enfer, dit le proverbe, est pavé de bonnes intentions. Mais si vous suivez votre programme, celui de la prévoyance gourmande, un hiver santé et plaisir s’annonce pour vous : des réserves de bons fruits et de bons légumes, des viandes et des volailles achetées directement de nos producteurs, donc de première qualité, des petits pots qui viennent ajouter la saveur et l’amour du goût à vos plats favoris. Chaque année, je m’étonne de constater qu’au moment où les produits sont les plus beaux, lorsque les étals éclatent d’abondance, la clientèle baisse dans les marchés ! Bien sûr, le retour en classe et au travail, ça change de la farniente estivale. N’empêche. C’est maintenant qu’avec les amis, on met les tomates en conserve. Le faire «en gang» et tellement valorisant ! Les après-midi, alors, passent à une vitesse folle, accompagnées d’un petit verre de vin, à rigoler, à refaire le monde, pendant qu’on blanchit, pèle, empote et  stérilise à l’autoclave. Et de revenir à la maison les bras chargés de pots Masson, quelle économie pour les temps de froidure !
Naturellement, quand on parle tomates en pots, il est bien important d’avoir avec soi une personne qui connaît bien toutes les méthodes de stérilisation. À défaut, lire attentivement sur le sujet est essentiel. Mais une fois qu’on a pris de l’expérience, on est bon pour la vie ! Autre petit truc : avec le pesto de réserve, laisser décongeler au frigo. Nul besoin alors de le réchauffer, les pâtes feront le travail et le goût restera plus intense.

Passons aux confitures. Je me souviens d’avoir vu à l’émission Apostrophe, avec Bernard Pivot, il y a de ça un temps que les moins de vingt ans n’ont pas connu, une  chef considérée comme… la plus grande confiturière d’Europe ! Elle venait de publier un livre sur les confitures (1997). Originaire d’Alsace, de Niedermorschwihr plus exactement, un petit village niché au cœur du vignoble alsacien, une région remarquable pour sa grande variété d’arbres fruitiers. Jusque là, je ne réussissais jamais bien mes confitures. Trop sucrées, trop liquides, trop banales. J’ai donc acheté son livre (Mes confitures, par Christine Ferber). Depuis, je fais les meilleures confitures au monde. Ce matin, justement, je me fais quelques pots de confitures de fraises et je vous en donne sa recette. Je dois vous prévenir que ça prend 3 jours pour les faire ! Mais ces quelques minutes chaque jour valent la peine. Et c’est si facile avec cette méthode. Naturellement, j’ai adapté la recette à mon gout, en y mettant moins de sucre et ça fonctionne bien. Il faut cependant être bien équipé d’un thermomètre à bonbon, à moins que vous ayez, comme mon amie Christiane, l’instinct des confitures.

En somme, cuisiner soi-même est une bénédiction, tellement c’est agréable, utile et formidable quand on a de si beaux produits, dans nos marchés d’automne, à portée de main. L’enfer, c’est sans doute d’acheter tout fait ce qu’on peut très bien faire soi-même!

Diane Seguin

 

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