Le premier plat

Je pense l’avoir mentionné maintes fois, Alain Ducasse est mon idole. Son « Dictionnaire amoureux de la cuisine » me comble de bonheur et j’y fais référence souvent. Il est devenu pour moi une sorte de livre-référence positive et stimulante sur la gastronomie.

Le chef Thierry Rouyé de « La Table des Gourmets » qui a adopté cette signature : marchand de bonheur, a mis sur FB une entrevue que Ducasse donnait à Bruit de Table qui est un média en ligne consacré à la gastronomie, destiné à des professionnels de la restauration. Ces propos m’ont particulièrement touchée parce que j’y ai vu un parallèle avec nos valeurs en tant que gestionnaires de marché. « Quand j’ai fait ma première expérience de chef, j’ai l’impression que tout ce que j’ai appris me permet de concevoir mon premier plat. Donc ça s’appelle la maîtrise. »

Ainsi dès le premier marché à Val-David, installé dans la cour du MÉTRO, il y a 17 ans, toute notre expérience de développement d’événements était sollicitée pour réussir « ce premier plat » !

Alain Ducasse : « La cuisine est un puits sans fin, si quelqu’un s’imagine qu’il connaît quelque chose avec certitude, il s’est limité. Quand on reste les yeux ouverts sur le monde comme je le suis je pense que plus je vois moins je sais. Être curieux jusqu’à imaginer qu’on n’est jamais satisfait de ce que l’on sait, mais toujours en quête de ce que l’on va découvrir.

(…) rester perméable, rester les yeux ouverts sur le monde c’est ce qui m’anime tous les jours (…)  Plus je vois moins je sais puisque que je considère que ce qui me reste à découvrir est tellement plus important que ce que je sais (…) »

Il me semble que le travail et la réflexion de toute une vie mènent à ce genre de constat.

Dans un marché, on apprend chaque jour de nos producteurs, on s’informe de ce qui se passe dans l’univers agricole, dans celui des chefs et de la restauration. On se doit d’écouter les clients qui ont des gouts, des attentes, qui ont voyagé dans divers pays pour y ramener des expériences gastronomiques différentes.

Bref on est toujours en apprentissage et c’est ce qui fait toute la beauté et la richesse d’un marché public.

Diane Seguin
Directrice générale
Marchés publics des Laurentides

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